Réussir une intervention en public ne s’improvise pas. Il est donc nécessaire de connaître les principaux obstacles à surmonter afin de retenir l’attention des participants, pour arriver à apprivoiser le singe et l’écolier.

« Prendre la parole en public n’est pas un phénomène naturel. Surtout que l’environnement est la plupart du temps hostile à l’orateur ». Pour Laurent Philibert, directeur pédagogique du cabinet Personnalité, le constat est sans appel. Fort de cette analyse, ce spécialiste du Media-Acting® est venu partager son expérience de la prise de parole en public. Un atelier interactif qui a permis aux différents participants de mieux comprendre les freins (fébrilité, stress, voix hésitante, tics de langage) inhérents à cet exercice mais aussi la manière de les contourner efficacement.

Laurent PHILIBERT, Directeur pédagogique, Vincent SOULIER, Directeur, cabinet Personnalité, et Jean-Gabriel BLIEK, Directeur du développement économique et de l'emploi de la Ville de Neuilly-sur-SeineQuel que soient nos capacités et notre niveau de préparation, notre prestation s’avère souvent en décalage avec le but poursuivi. Une situation souvent issue d’un profond décalage entre notre discours et l’expression du corps. D’où l’importance de joindre le geste à la parole, la gestuelle, notamment celle des mains, et la manière de se déplacer étant une manière efficace d’illustrer son propos et de capter l’attention de son auditoire.

« Le geste, c’est le PowerPoint intégré de l’orateur » résume Laurent Philibert, qui parle de « discipline physique et sensorielle ».

Illustrer son propos avec des mouvements explicites

Pour ce faire, le plus efficace est d’appuyer son propos de mouvements explicites et amples. Non pas en gesticulant, ni en regardant dans le vide, mais en utilisant ses bras et ses mains, en regardant successivement ses interlocuteurs, en avançant vers la salle, tout en ayant le sourire.

Laurent PHILIBERT, Directeur pédagogique du cabinet Personnalité

« Une gestuelle efficace, ce sont des gestes qui vont loin et haut, de préférence au-dessus du sternum » décrypte Laurent Philibert. Autres éléments à prendre en compte, la respiration bien sûr, la sincérité des propos, une bonne articulation ainsi qu’une grande disponibilité. Autrement dit, évitez de débiter un discours sans saveur et laissez toujours une place au dialogue, sous forme de questions par exemple.

Ne pas négliger le « storytelling »

Laurent PHILIBERT, Directeur pédagogique du cabinet PersonnalitéAutre dimension à ne pas négliger, la structure et le format du message. Un schéma narratif réussi fait de plus en plus appel au « storytelling » dont il utilise de nombreux ingrédients : accroche, présentation de la problématique, des protagonistes du dossier, des obstacles à surmonter, de l’issue envisagée, etc.

Ne pas oublier enfin que tout se joue dans les premières minutes d’une intervention. D’où l’importance de la manière dont démarre une prise de parole. « Le rythme au démarrage, c’est celui d’un démineur» estime Laurent Philibert. Autant dire un moment essentiel qui va conditionner le succès de la prestation de l’orateur.

Pour en savoir plus : www.personnalite.fr

Les clés d’une intervention réussieUne intervention en public ne s’improvise pas. Pour mettre toutes les chances de son côté, Laurent Philibert suggère de mettre en œuvre une technique inspirée du swing en la déclinant autour d’un acronyme (OARIS) en cinq points :

  • Ouvrir les bras
  • Avancer vers ses interlocuteurs
  • Regarder individuellement les gens
  • Inspirer, sans hésiter à interrompre son propos
  • Sourire naturellementA

Article publié sur http://www.neuillylab.com/actualites/comment-reussir-sa-prise-de-parole-en-public-ou-comment-concilier-le-singe-et-lecolier/