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De l’art de rater sa communication médiatique

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C’est presque un cas d’école. Le suicide de communication en « direct-live », comme diraient les Guignols, de Vincent Peillon. Retour sur la journée noire en termes de communication, pour le leader socialiste.

En deux temps et même pas trois mouvements, le socialiste Vincent Peillon a réussi à détruire l’image de jeune premier et d’intellectuel au grand cœur qu’il avait su se forger.

Premier mouvement : le lapin posé à France 2, le 14 janvier lors du débat consacré à l’identité nationale et, dans la foulée, la démission d’Arlette Chabot réclamée par l’ancien lieutenant de Ségolène Royal. Un ahurissant amateurisme – presque une provocation – qui entraîne la mise en quarantaine médiatique de Peillon.

Deuxième mouvement : un mea culpa mis en scène dans l’émission « Déshabillons-les » de Public Sénat, diffusée le 16 mars. Il reconnaît « avoir fait des fautes », notamment « sur la démission d’Arlette Chabot ». Mais il trébuche à nouveau et s’en prend aux dirigeants de France Télévisions qui « ont communiqué sur la forme ‘Staline est de retour ce qui est assez stupéfiant », avant de reconnaître avoir été « très maladroit ». Pire, l’erreur de communication révèle l’amateurisme absolu de l’un des dirigeants politiques les plus ambitieux du moment : « J’ai fait ça dans ma cuisine, raconte Vincent Peillon. Mon fils qui a 13 ans est passé et m’a dit ‘tu ne devrais pas mettre çaC’est mon seul conseiller, les choses sont assez artisanales. Désormais, je l’écouterai tout le temps. Je pensais qu’il était surtout bon en football, il est meilleur que moi en politique ! ».