Contrôler ce qui se dit sur soi est devenu « un enjeu majeur et de tous les instants », pour une partie des internautes américains. C’est le contenu ahurissant d’un récent rapports mis en téléchargement, sous la forme d’un livre blanc, par Pew Internet & American Life Project. Le phénomène, analysé par le cabinet d’études auprès de 2 253 utilisateurs réguliers, semble toucher particulièrement les jeunes générations.

Rechercher de l’information sur internet. Quoi de plus naturel. Passer du temps à vérifier que cette information est conforme à l’image que l’on veut donner de soi devient une habitude aussi courante. Sauf qu’elle n’est plus l’apanage des cabinets d’eRéputation mais des internautes eux-mêmes.

Persuadés par près d’un tiers d’entre eux que Facebook, MySpace et LinkedIn sont peu dignes de confiance sur la fiabilité de l’information diffusée, les jeunes adultes sont les plus prompts à customiser les paramètres des comptes qu’ils gèrent afin de piloter au plus près l’information susceptible d’être diffusée sur eux-mêmes. Ces derniers sont près de  44 % engagés dans une démarche permanente de recherche et de contrôle de l’information diffusée sur eux-mêmes. La moitié ont déjà effacé de l’information avec laquelle ils n’étaient pas d’accord et 40 % ont déjà agi pour effacer leur nom accolé à une photo ou dans une légende photographique. Par comparaison, seul un quart des internautes de plus de 45 ans se préoccupe du suivi de leur image personnelle en ligne. Alors, eNarcisse ou ePrudent ? L’avenir le dira. Toujours est-il que la peur de voir les potentiels employeurs dénicher l’information susceptible de nuire à une embauche l’emporte pour l’instant. En tout cas, le contrôle de l’image est bien un phénomène de génération qui démontre l’appropriation totale de l’outil par les utilisateurs natifs, venus au monde en même temps que le Net.

Lire l’article (en anglais) sur Gigaom, l’excellent blog de Mathew Ingram, source majeure du Net sur l’information high-tech.
Télécharger le livre blanc de Pew Internet