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Gérer les débordements au cours d’une réunion

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Comment gérer les débordements qui peuvent survenir au cours d’une réunion ?

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Apprendre à connaître les différents profils des participants à une réunion est indispensable pour désamorcer des situations de crise issues d’un malaise plus ancien, d’un conflit entre deux personnes, ou d’une opposition à la stratégie. Jean-Claude Martin, fondateur de Personnalité, a dressé une typologie des participants qui s’inspire du conte des frères Grimm, Blanche-neige et les sept nains.

  • Le prof : c’est un savant, il cherche à mettre en avant sa science.
  • Grincheux : il bougonne et n’est jamais content.
  • Atchoum : il perturbe, car il est agité.
  • Simplet : il est à côté de la plaque.
  • Timide : en retrait, il participe peu, doute de tout et de lui.
  • Joyeux : prend le contre-pied de ce qui est dit pour faire rire.
  • Dormeur : il s’ennuie, joue les cyniques.

In fine, le groupe se divisera en trois tiers. On distinguera les participants favorables, les indécis et les opposants, qu’il s’agit de considérer, chacun, avec une attention particulière. La première typologie permet alors de déterminer les attitudes « antidotes » spécifiques aux comportements des « sept nains » en réunion :

  • Le prof : l’écouter et le prendre en compte afin qu’il apporte de l’eau au moulin des arguments du speaker. Négliger de reconnaître son apport, c’est prendre le risque d’en faire un opposant. Mieux vaut le laisser s’embrouiller seul lors de ses explications dont vous lui demanderez les sources.
  • Grincheux : ne lui donnez pas la parole en premier, dans une réunion, au risque d’entraîner des comportements conservateurs à la chaîne. Soyez en revanche prêt à argumenter sur la manière dont les changements peuvent être accompagnés, facilités, notamment grâce à la formation.
  • Atchoum : de ses coups d’éclat, il n’attend qu’un clash. Pour le contrer, posez des questions et laissez-le s’exprimer, afin de noyer le poisson.
  • Simplet : éviter le « vous n’avez rien compris » et reprenez des points essentiels
  • Timide : tout comme « dormeur », il s’agit d’éviter la réflexion désagréable et méprisante « ça ne vous intéresse peut-être pas ce que je dis ? ». Au contraire, il s’agit de les faire sortir de leur silence, par exemple en provoquant un faux tour de table, ou encore en s’adressant frontalement à eux sans craindre de marquer un silence de quelques secondes.
  • Joyeux : sa volonté de se faire remarquer ne doit pas être contrecarrée, mais recadrée par une reformulation ou une question.

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