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Google Buzz, faux départ, vrais dangers

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La sortie chaotique de Google Buzz déclenche les foudres des observateurs du réseau et des spécialistes en image : à lire, le jugement toujours pertinent de Francis Pisani, animateur de Transnets.

La sortie de Google Buzz fait… le buzz. S’il est aujourd’hui un fait que la messagerie Google (Gmail) dispose d’indéniables avantages (entre-autres, ne plus avoir à se préoccuper du classement de ses emails que l’on peut désormais choisir de retrouver par mots-clés), l’inclusion d’une fonctionnalité de buzzing pose des questions : y-a-t-il un risque d’être victime du « bad buzz » ? On peut sérieusement s’interroger sur la légèreté avec laquelle Google a sorti son outil communautaire, que le géant californien a rectifié quelques jours plus tard. De quoi s’agit-il ? « Google Buzz » permet de partager toutes sortes d’informations, liens, humeurs ou aphorismes instantanés et ce, encore plus efficacement que Twitter car sans limite de signes. Mais là s’arrête la comparaison avec la star du micro-blogging. Car sur le fil de discussion initié au sein de Gmail, toutes les informations sont transmises en clair : photos, vidéos, commentaires des contacts et des followers. Pire, les services associés comme Flikr, Blogger ou Youtube activent une synchronisation en temps réel pour prévenir son réseau de son activité online. Il faut donc être particulièrement attentif aux cases à cocher dans les préférences de son profil et refuser systématiquement de partager les adresses mails de son répertoire en associant ses amies et ses relations professionnelles. Autre chausse-trappe à éviter : la géolocalisation, qui, à coup sûr, pourrait se révéler un piège au profit de ceux qui décideraient de jouer les big brothers. En attendant, ne soyons pas dupes : nous ne sommes que des jouets dans l’affrontement titanesque que se livrent Google et Facebook, à la recherche d’un service publicitaire de plus en plus ciblé.

En réaction à chaud à la sortie de Google Buzz, l’intéressant commentaire de Francis Pisani, infatigable traqueur des tendances outre-Atlantique de Transnets. Pour le blogueur-veilleur, « le lancement qui a connecté automatiquement les utilisateurs de Gmail à Buzz, et la révélation de leurs principaux contacts était tout simplement inadmissible ». Toutefois, il répondait au « prochain grand pas de Facebook qui devrait être le lancement de « Titan », son propre programme de courrier électronique ». À surveiller de prêt, les mailers étant vraisemblablement beaucoup plus doués pour créer le Buzz que toutes autres applications.

Et pour ceux qui souhaitent prendre le train de Google Buzz au démarrage, voici un tutoriel très clair, en anglais, publié sur le blog de veille de Tim O’Reilly dont il faut par ailleurs lire le billet sur le concept de suivi asymétrique, innovation bientôt copiée par tous les systèmes de webmail.