Travailler sur sa voix n’est pas anodin. La plupart d’entre nous appréhendent ce moment où l’on pénètre une certaine intimité. Ricardo de Aliaga, chanteur classique, brosse les enjeux du coaching et nous initie à notre première leçon de placement vocal.

Trois questions à Ricardo de Aliaga

1) Quelles sont les principales difficultés que rencontrent les managers que vous accompagnez ?

Retrouver le naturel d’une voix que l’on a perdu, soit parce qu’on a usé sa voix à mauvais escient, soit parce que l’on ne sait plus respirer, soit enfin en raison d’un choc. L’autre difficulté est la composante psychologique : Travailler sur la séduction de sa voix, véhicule des émotions, c’est s’aventurer dans un domaine que certains jugent intime.

2) Qu’est ce qui peut être amélioré facilement ?

Tout. Mais le plus important, c’est de trouver son registre vocal, la tonalité juste. Dans le chant, le placement se travaille très bien. C’est plus complexe pour la voix parlée. Certaines voix d’hommes sont trop haut perché, certaines voix de femmes trop basses. L’articulation, la diction peuvent aussi être améliorées. Ainsi que la rythmique de l’élocution. C’est essentiel pour apprendre à incarner son discours.

3) Choisissez-vous des techniques de coaching différentes en fonction de l’objectif souhaité ?

Bien sûr ! Sauf pour la respiration dont les techniques sont éprouvées. Sinon, les exercices qui permettent de placer et de projeter sa voix sont adaptés à chaque individu, après un long dialogue avec la personne coachée. C’est à eux de prendre conscience de ce qui les désavantage.

Ecoutez l’exercice proposé par Ricardo de Aliaga :

Le coaching vocal en pratique by personnalité