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Peur sur le Net : reprendre le contrôle de son image

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Un tremblement de Net fait remonter une vague d’angoisse indescriptible, façon 1984. « Delete », le nouveau best-seller paru récemment aux Presses Universitaires de Princeton, distille un sentiment de malaise croissant, dont la Lettre du Media Acting© vous livre un écho en V.O., avant sa traduction. Traduction immédiate pour les cadres et dirigeants désireux de se refaire une virginité on-line, la tendance à recourir à un « eraser », l’effaceur du Net.

À tous les égards, le contrôle de l’image des dirigeants et des entreprises est le grand sujet du moment. Pas question de prendre un train de retard : il n’est que temps de s’intéresser aux cinq erreurs majeures du Personal Branding.

  • « Delete », un best-seller angoissé

Faut-il tout assumer dans sa vie ? Ses penchants pour le blood metal tendance Slipknot, sa flamme pour Ségolène Royal, son addiction aux soirées speed-dating ? Réponse : À lire « Delete », best-seller récemment paru outre-Atlantique, on ne peut que se convaincre de jouer la carte de la discrétion et de la communication avec circonspection et une forte volonté de suivi. En clair : masquez tout ce qui vous identifie et n’attendez pas de maculer la toile de traces indélébiles pour vous préoccuper du droit à l’oubli. L’étude de Viktor Mayer-Schönberger (Princeton University Press, 2009) est d’autant plus édifiante qu’elle émane d’un chercheur qui a recensé les pratiques des universités, des entreprises, des cabinets de recrutements ou de chasseurs de tête qui ont écarté des candidats ou des profils potentiels pour des « raisons d’image ». Deux premiers réflexes : effacer régulièrement ses traces de navigation (via les Settings de son navigateurs ou du Dashboard de Google qui recense tous les sites que vous avez visités via le moteur de recherche) et rendez-vous sans tarder sur la page « Paramètres » de Facebook afin d’activer les critères de confidentialité…

- À lire : « Delete: The Virtue of Forgetting in the Digital Age », par Viktor Mayer-Schönberger, Princeton University Press.

- À voir : Internet will never forget…, le clip de présentation de l’ouvrage.

- À écouter : L’ITW de Viktor Mayer-Schönberger, sur le Berkman Center for Internet & Society Podcast (Harvard Law School)

  • « L’eraser » nouvelle compétence en vogue

Auriez-vous aussi recours à un « effaceur du Net » ? C’est le nouveau métier qui vient d’apparaître dans la sphère : l’effaceur, que l’on préfère dans sa version originale aux accents hollywoodiens d’eraser. Objectifs de ces nouveaux consultants indépendants et des départements « Personal Branding » des agences :

  1. se débarrasser des « amis » qui n’en sont pas vraiment;
  2. comprendre que ceux qui sont vos futurs collaborateurs patrons ou partenaires commerciaux sont désormais à même d’utiliser légitimement les informations que vous laissez derrière vous (signaux faibles susceptibles d’être mal interprétés,  faux-pas que l’on pense à jamais gravés dans le marbre numérique, …)

Dave Borgenicht, co-auteur du best-seller Le « Kit de survie dans le pire des scénarios » (Worst-Case Scenario Survival Handbook) prodigue les conseils d’urgence dans cette chronique humoristique de Mashable, intitulée : « HOW TO: Erase Your Online Past ».

Cinq erreurs de Personal Branding à corriger en moins de 5 minutes par Ryan Rancatore, spécialiste américain de l’image personnelle

  • Oublier de déposer le nom de domaine de votre nom personnel
  • Oublier de modifier votre « actu » Linkedin
  • Laisser dormir vos comptes sur des réseaux sociaux très fréquentés ou spécialisés
  • Ne pas compléter votre profil google et vos profils sur les réseaux sociaux
  • Ne pas réclamer votre URL customisée sur les réseaux sociaux (les Vanity URL)

Lire le billet complet, sur BP 101 (Personal Branding 101) : 5 Personal Branding Errors You Can Fix in 5 Minutes