Tapie toujours au top ?
Le 15 novembre 2011, Opinion Way publie un sondage sur le leadership. Réalisé auprès de 300 dirigeants, ce sondage révèle une surprise de taille. A la question « Selon vous, quel dirigeant incarne le mieux le leadership ? », Bernard Tapie arrive en cinquième position, après (dans l’ordre d’arrivée) Steve Jobs, Carlos Ghosn, Bill Gates et Michel Edouard Leclerc).
On l’avait vu Ministre de la République, Président de l’Olympique de Marseille, chanteur, actionnaire majoritaire d’Adidas, amateur d’aérobic, acteur, défenseur des consommateurs, présentateur télé… Celui dont le nom est devenu une injure semble donc toujours au top, malgré les scandales qui continuent à l’entourer. Comment expliquer un tel succès ? Lire la suite
Pourquoi moi ?
Que se passe t-il quand vous êtes nommé du jour au lendemain leader d’une équipe ? Comment développer votre charisme, bâtir une légitimité durable, assumer la tâche qui vous a été confiée ?
Pas de panique ! Laurent Philibert, directeur pédagogique et formateur chez Personnalité, revisite la sociologie de Max Weber à travers le célèbre jeu Koh – Lanta pour mettre en exergue l’un des trois piliers de la légitimité : la légitimité charismatique, qui se travaille et fera la différence pour faire passer votre message et fédérer vos équipes autour d’un objectif commun ! Que ce soit obtenir le totem d’invincibilité ou atteindre vos objectifs de l’année…
Laurent Philibert
Recadrer sans stress
L’entretien de recadrage est sans doute l’exercice de communication le plus périlleux en matière de management. Mal conduit, il fait basculer une fois sur deux son collaborateur du côté de l’ennemi juré ! Lire la suite
Réunion, quand tu nous tiens
Vous vous sentez isolé dans votre coin ? Vous aimez le café bien chaud, rencontrer des gens, montrer que vous êtres « over-deborded » ? Organisez des réunions ! Lire la suite
Gérer les débordements au cours d’une réunion
Comment gérer les débordements qui peuvent survenir au cours d’une réunion ?
Apprendre à connaître les différents profils des participants à une réunion est indispensable pour désamorcer des situations de crise issues d’un malaise plus ancien, d’un conflit entre deux personnes, ou d’une opposition à la stratégie. Jean-Claude Martin, fondateur de Personnalité, a dressé une typologie des participants qui s’inspire du conte des frères Grimm, Blanche-neige et les sept nains. Lire la suite
Le serviteur
Le leadership n’a pas pour véritable fondement le pouvoir, mais l’autorité, qui se bâtit sur les relations, l’amour, le service et le sacrifice. C’est ce que l’on apprend dans ce conte captivant qui met en scène Jean Doyon, un homme d’affaires dont la vie apparemment réussie se met à battre de l’aile et qui assiste, à contrecœur, dans un monastère bénédictin isolé, à une retraite d’une semaine ayant pour thème le leadership, où il découvre, à sa grande surprise, que le moine qui dirige le séminaire est un ancien chef d’entreprise et une légende de Wall Street. Rédigé par un conférencier, également formateur-expert dans les domaines du leadership-serviteur et du développement de la conscience collective, « Le serviteur » a déjà touché, aux Etats-Unis, des lecteurs de tous les horizons. Peut-être parce que son message peut s’appliquer à tout le monde, partout, à la maison comme au travail…
Le serviteur, une histoire toute simple au sujet de la véritable essence du leadership, par James C. Huner, éditions du trésor caché, octobre 2009, 182 pages, 16 €.
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Le secret de la réussite d’une réunion à distance
Entretien avec Julien Caporal, manager de Logica Training France.
La réunion à distance – ou réunion virtuelle – en plein essor – fait encore peur aux entreprises européennes. Dans un contexte de réduction des déplacements et de la maîtrise des agendas, elle apparaît comme un véritable défi culturel pour les cadres et managers peu performants dans l’organisation de réunions stratégiques. Aujourd’hui intégrée dans la culture des grands groupes, la réunion virtuelle est pourtant appelée à se développer dans les PME, sous les effets cumulés de l’optimisation des coûts (la récession) de la réduction progressive des transports (réchauffement climatique), des risques économiques sanitaires, et des opportunités offertes par les TIC (haut débit et solutions interactives). Premiers conseils pour profiter à 100 % d’une alternative crédible au déplacement professionnel.
La Lettre du Media Acting : Quelle est la condition du succès d’une réunion virtuelle ?
Julien Caporal : La confiance, sans aucun doute. La RAD (réunion à distance) est beaucoup plus qu’une simple « conf-call ». La plupart du temps, le système est mis en place parce qu’il est destiné à réellement remplacer les réunions importantes. Et la principale raison de l’échec des réunions, c’est que l’on n’installe pas la confiance entre des gens qui ne se connaissent pas. La confiance est un enjeu d’autant plus important que les décisions à prendre seront stratégiques.
LMA : Pour bien faire, la RAD devrait se contenter d’entériner des décisions préalables ?
JC : Absolument. Elle est un outil de management, pas un support de décision. Les décisions sont prises avant, par des réunions de préparation, des coups de fil, des échanges de mails et de notes.
LMA : Qu’est-ce qui fait le succès d’une réunion virtuelle ?
JC : Plusieurs facteurs concomitants.
- Règle n°1 : « fit the agenda ! », comme le martèlent les Américains. Le respect de l’ordre du jour est d’autant plus important que le face-à-face est distant. De l’autre côté de l’Atlantique, où l’on est habitué à ce type d’exercice du fait du décalage horaire entre la côte Est et la Californie, le respect de l’ordre du jour est devenu un réflexe. Quant à nous, qui assurons des formations sur le sujet, nous constatons que c’est aussi une vraie question culturelle. Savoir se tenir à un ordre du jour est un atavisme anglo-saxon. Les Latins n’hésiteront pas à s’écarter des sujets prévus. Mais en matière de réunion à distance, si l’on dérape, les objectifs de la réunion sont menacés. La confiance aussi.
- Règle n°2 : respecter le temps de parole. Sur certaines solutions logicielles de réunion virtuelle, il y a même des outils d’alerte permettant de prévenir les participants du dépassement de temps de parole prévu. En réunion à distance, le temps d’écoute est amplifié. La concentration baisse plus rapidement.
LMA : D’où la nécessité de réunir des contributeurs expérimentés.
JC : Exactement. Il faut des contributeurs conscients de l’importance de la préparation préalable de leur intervention et soucieux du respect de l’écoute mutuelle. Et ceci est d’autant plus important que les outils techniques de la RAD favorisent cette capacité d’écoute mutuelle. Les interruptions intempestives sont proscrites : un outil de « lever la main » est prévu pour prendre la parole. Des outils de dialogue en chat en aparté sont implémentés pour éviter d’éventuels bruits de fond.
LMA : Finalement, la réunion à distance est-elle un pis-aller nécessaire ?
JC : Non, elle peut être une opportunité d’être plus efficace. D’abord parce qu’elle favorise l’aspect organisationnel des réunions : gestion de l’agenda, gestion des prises de parole. Ensuite, parce qu’elle induit une montée en compétence de chacun des participants. C’est la conséquence de l’ajout de la partie « technique » qui va de pair avec l’organisation d’une réunion virtuelle : aux outils d’interactivité, il faut ajouter les fonctionnalités de travail commun autour d’un même document que l’on upload, mais également la prise en main des postes distants. Tout cela valorise « speakers » et participants et renforce les qualités des contributions. C’est une prime à l’efficacité. On va à l’essentiel. Sans parler des fonctionnalités permettant de réaliser des comptes-rendus de réunion : extrait filmés, documents associés… Il en ressort une impression – tout à fait justifiée – d’être deux à trois fois plus efficaces que dans une conf’call classique.
LMA : Reste la question de l’appropriation de l’outil…
JC : … que les Américains sont habitués à utiliser en raison des distances et des fuseaux horaires qui les séparent les uns des autres. Non seulement ils maîtrisent mieux que nous les outils de réunion virtuelle, mais ils ont avec eux la culture du respect de la parole de l’autre. C’est pourquoi les formations à la RAD doivent contenir une partie culturelle.
LMA : Quel est le prolongement de la RAD ?
JC : Le Learning Management System, outil de gestion des formations à distance.
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L’enjeu de la réunion, c’est le leadership
La Lettre du Média Acting : Les réunions font l’objet, chaque année, de formations de plus en plus pointues. Quelle est la tendance ?
Isabelle Benech : La préparation et le leadership. On se rend compte, dans le monde de l’entreprise, que la grande difficulté est d’anticiper le déroulé d’une réunion. Pour les organisateurs, la réunion reste un passage obligé, une simple étape dans le cours des choses. En réalité, c’est un outil de management qui peut s’avérer périlleux s’il est mal maîtrisé.
LMA : qu’apprend-on lors d’une formation à la réunion ?
IB : À travailler sur les facteurs de motivation des participants. Si 80 % de la réunion se joue dans sa préparation, on peut aisément montrer, grâce à des séquences pédagogiques très parlantes, que les objectifs sont souvent mal cadrés, que les interlocuteurs ne sont pas tous concernés, que les éléments factuels sont insuffisamment renseignés, et, last but not least, que l’on ne sait pas adapter son langage et son comportement à ses interlocuteurs.
LMA : À toujours vouloir s’adapter à son auditoire, ne risque-t-on pas de diluer son leadership ?
IB : Au contraire. Le leadership, ce n’est pas la nécessité d’imposer ses vues, c’est la capacité à fixer et maintenir un cap tout en prenant en compte l’avis des autres. Plus on est au clair avec l’objectif plus on va être en confort dans sa navigation. Encore faut-il savoir verbaliser cet objectif en amont. Durant la réunion, on peut avoir la volonté de conserver une direction, tout en aménageant la route. Tout cela s’apprend : savoir prendre en compte les objections, favoriser l’expression de chacun, faire naître des avantages sur des points sensibles. Souvent, les formations se révèlent une première étape dans la prise de conscience, qui se prolonge par un coaching individuel.
Par Isabelle Benech, responsable pédagogique chez Personnalité
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Harvard Business School essaime son savoir en ligne
C’est probablement l’un des sites les plus riches en contenus théoriques dans le domaine du management et de la stratégie entrepreneuriale. HBS Working Knowledge rassemble des centaines d’articles classés par thématiques (économie, finance, mondialisation, leadership, et management, marketing et organisation) ou par secteurs économiques, lieux géographiques, état de la recherche, facultés ou papiers les plus populaires.
Le leadership et le management, domaine pour lequel LMA exerce une veille attentive, s’avère une ressource passionnante pourvu que l’on puisse lire ou entendre la langue de Shakespeare. Toutes les thématiques sont explorées de manière extrêmement fouillée : communication, style de management, motivation, fondement de la négociation, influence & pouvoir, dynamique du changement… Lire la suite
Blog qui peut ! La péroraison du manager
Vous êtes atteint du « syndrôme de la péroraison du manager »? Vos collaborateurs s’assoupissent tandis que vous dégoisez ? Comment sortir de la baragouinite aigüe en trois minutes.
Par Laurent Loiseau
Coaching 2.0
Les récents abus du coaching, et notamment certaines dérives manipulatrices rendent celui-ci suspect. Voici pourquoi on apprécie l’ouvrage de David Lefrançois, coach de sportifs, d’hommes politiques et de managers de grands groupes. La Bible du coaching n’est pas un aboutissement, contrairement à ce que son titre laisse supposer, mais une actualisation des meilleures pratiques notamment en ce qui concerne le coaching d’équipe. Le rôle essentiel du manager-coach, homme-clé de ce « partenariat volontaire », est ainsi bien mis en avant.
La bible du coaching aujourd’hui, par David Lefrançois, éditions Maxima-Laurent du Mesnil. 288 pages, 2009.
V com V passe la com’ des managers du CAC40 à la loupe.
Pour la deuxième fois en quatre ans, l’étude du cabinet VcomV décortique la communication des entreprises du CAC 40. 200 heures d’entretiens, 400 pages de compte-rendu pour dégager cette année une tendance lourde : la prime à la pédagogie.
Le créateur de l’étude bisannuelle, Vincent de la Vaissière est formel : plus on va au charbon pour expliquer les ressorts de la crise et défendre son image, plus les retombées presse sont positives : les plus pédagogues des patrons des grandes entreprises sortent renforcés par cet esprit offensif. En cela, ils répondent à la demande du marché et de l’actionnaire, mais également de leurs salariés, dont ils sont le premier représentant, devant des médias souvent avides de dénigrement.
Quand le Grand Timonier se double de l’Humble Missionnaire
L’exigence médiatique a franchi un cap : ces deux dernières années, les dirigeants ont été contraints de se mettre au diapason d’une communication dont le tempo s’accélère. V com V les évalue à l’aune de quatre qualités principales.
- Savoir incarner la stratégie de son entreprise. Devant les caméras, il s’agira donc de maîtriser parfaitement les dossiers.
- Affirmer sa puissance de développement. Grand Timonier, le dirigeant doit déplacer des montagnes avec la foi des missionnaires.
- Faire rêver. Brosser à grands traits une vision d’avenir vous classe parmi les gourous qu’on ne se lasse pas d’inviter.
- Rendre intelligent celui qui écoute. Les leaders qui représentent le mieux les métiers de leur entreprise deviennent intouchables.
Au jeu de l’homme-orchestre communicant, les nouveaux virtuoses doivent savoir maintenir un tempo offensif. Mais sans fioritures excessives. Exit les charismatiques figures des années 1990. Place à une génération de patrons plus discrète. Moine-soldat de leur entreprise. Moins désireux de brûler les planches, plus à même de maintenir un cap par gros temps… et de voir la terre promise. Au Quinté+ des PDG-communicants, dont les notes flirtent avec la mention Très bien, au delà de 14/20, on jouera dans l’ordre :
- Jean-Cyril Spinetta qui récolte les fruits de la privatisation réussie d’Air France. Loué pour son sens de l’hyper-pédagogie, il est apprécié pour éviter la langue de bois et rappeler clairement ses objectifs.
- Christophe de Margerie, Grand capitaine de Total,
- Patrick Ricard et Pierre Pringuet de Pernod Ricard qui s’associent dans un duo qui s’attire des commentaires élogieux.
- Gérard Mestrallet, ambivalent patron de GDF-Suez apprécié pour sa vision à large focale.
Reste à savoir comment cette nouvelle génération gère et gérera la grande récession, le retour de la tutelle de l’Etat et la reprise d’activité. Une chose est sûre : entre le patron-citoyen, à l’aise dans les discours sur la société et habile à glisser en politique, et le patron-pèlerin, austère moine soldat au service des siens, la rupture générationnelle est avérée.
L’open space m’a tuer
30 000 exemplaires : c’est déjà un best-seller ! Imaginé par deux consultants en management – pardon en « néomanagement » – l’ouvrage se propose de battre en brèche la grande utopie de la communication conviviale des plateaux des années 1980-1990. Les saynètes sont hilarantes et les anecdotes cruelles. Les histoires cocasses de ces zoos permanents permettent aux deux iconoclastes, habiles à traquer les idées reçues en matière de management, de dresser une comédie humaine propre à régaler les spécialistes du re-engineering et de l’organisation et, last but not least, les managers un peu trop sûrs d’eux.
« L’open space m’a tuer », Alexandre des Isnards et Thomas Zuber, Hachette Littératures, 213 pages.













