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« La femme est l’avenir de l’homme… » et pour l’entreprise ?

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En affichage vient de démarrer une campagne d’affichage de l’Union Européenne pour « éliminer les écarts de salaires entre homme et femmes.» Il est vrai que nous sommes loin du slogan « à travail égal, salaire égal. » La moyenne de l’écart en Europe est de 18%. La France fait un peu moins bien (19,2%) et contrairement aux idées reçues, c’est un pays du sud, l’Italie, qui est le moins machiste avec un écart de 4,9%.

En France, plus on monte dans la hiérarchie, plus cet écart augmente : 20% chez les cadres, 7% chez les employés. Sur l’échelle des rémunérations des PDG du CAC 40, le magazine CHALLENGES a étudié les 28 barreaux les plus hauts. Au sommet un homme à 4,279 millions d’€  et pas une femme…

Probablement parce que le monde de l’entreprise est encore très masculin, les femmes,  pour parvenir à y entrer, sont plus diplômées que les hommes  (50% contre 37%). Elles espèrent ainsi pouvoir accéder à des postes de responsabilité et y affirmer leur leadership. Françoise Giroud avait écrit « la femme serait vraiment l’égale de l’homme, le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente ».

Nous n’en sommes pas encore là. Prenez une dirigeante très compétente, Anne Lauvergeon, et observez toutes les gentillesses que lui font hommes politiques et chefs d’entreprise….mais bien sur cela n’a rien à voir avec le fait que ce soit une femme.

Y a-t-il un leadership féminin ? oui répond Mary Williams canadienne co-auteur de l’ouvrage Becoming leader « c’est chasser de leur esprit qu’une leader doit ressembler à George W. Bush ou à un PDG d’une multinationale ». Pour être leader,  il faut trois choses fait-elle valoir :

  • une vision personnelle et inspirante de l’organisation ;
  • avoir des valeurs que l’on exprime par des décisions ;
  • avoir le courage de sortir de sa zone de confort et d’exprimer de nouvelles idées.

Une autre dirigeante canadienne, Fanny Trochon, affirme « la valeur d’une idée compte pour à peine 20% de son succès. Le reste repose sur la capacité à convaincre les gens. »

La  pensée poétique d’Aragon, chantée par Jean Ferrat, selon laquelle « la femme est l’avenir de l’homme » est superbe. Reste à convaincre les dirigeants d’accepter qu’elle soit mise en œuvre ….. dans l’entreprise.

Philippe Leclerc

Le charisme, c’est comme le golf

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Comme vous l’avez sans doute constaté l’homme communicant est aussi devenu une marque, c’est la force du branding, mais l’homme n’est pas un produit. RENAULT ou IKEA, à travers leurs noms font une promesse qu’ils sont capables de reproduire à la sortie des usines, grâce aux démarches qualités et aux contrôles process.

Rééditer ce que l’on a montré sur le web à travers des images que l’on a décidé de mettre en ligne, ou démontrer que l’on n’est pas celui que d’autres ont mis en ligne dans des moments que l’on aurait préféré occulter, c’est une toute autre affaire. Il faut être capable avec la pression du moment, d’atteindre le niveau de performance qui permettra de rester en phase avec  l’image que l’on veut donner de soi, en accord avec sa marque, avec son branding. Lire la suite

Émission en infrarouge

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La gestuelle passive contredit nos affirmations. On se recule, on croise les bras, on détourne le regard, on tressaille des épaules. Voilà des signes que l’on émet à notre insu et que l’on sait aujourd’hui lourds de sens.

Parce qu’il ne suffit pas de s’entendre dire « aucun problème ! » ou « J’ai bien compris votre idée » pour mettre un terme à une réunion. Pour que la communication devienne un outil efficace de management, ces indicateurs d’urgence d’une incompréhension manifeste réclament une réaction immédiate.

La grenouille ébouillantée ou de la force des signaux faibles

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Plongez une grenouille dans l’eau bouillante. Elle trouve la force de sauter. Plongez-la dans l’eau froide. Chauffez lentement. Le batracien demeure immobile et meurt ébouillanté. Si l’expérience figure dans les ouvrages de management – inutile de la vérifier ! – c’est que nombre d’entreprises sont comme ces grenouilles qui ne peuvent détecter la lente évolution de leur environnement.

La mésaventure de notre habitant des nymphéas est vérifiée chaque jour par d’innombrables entreprises. Avec des déconvenues célèbres. Comme celle qui a accompagné l’arrivée du numérique, en 1981. Lorsque Sony sort son premier appareil, ni Kodak ni par Polaroïd ne réagissent, ce dernier se croyait protégé par son brevet. Moralité : en 2005, Polaroïd dépose son bilan. Les repreneurs espèrent lancer, courant 2009, le premier appareil photo numérique à développement instantané. Un quart de siècle de perdu faute d’avoir assuré une veille digne de ce nom.  Quant à Kodak, il ne prendra le virage numérique qu’en 2003, au prix de milliers d’emplois détruits.

Que dire maintenant de cette entreprise dont la désorganisation était telle qu’elle n’exploitait même pas les réclamations de ses clients. Des centaines de signaux faibles  non intégrés par la direction du produit. Le concurrent s’en frotte encore les mains.

Il me dit OUI, mais fait NON de la tête…

Quid de la communication ? Chacun d’entre nous, dans ses rapports avec les autres, expérimente la dégradation progressive du dialogue interne faute de savoir capter ces signaux faibles. Car dans la communication entre les individus, se contenter de l’apparence de la réalité est en fait… un déni de réalité. Pire : une faute de management. Bigre. Pourtant, sans être un pro de la PNL (Programmation neuro-linguistique), écouter avec les yeux n’est pas si complexe. Un cadre formé à cette analyse empathique apprend facilement à capter tous ces signaux faibles. Dès lors qu’il parvient à décoder la parole par le geste et la posture, le voilà doté d’un sixième sens. La vraie nature des réactions s’éclaire : « Il a dit oui à ma proposition de reconduite du contrat, mais il fait non de la tête ». « Au moment où je lui demandais son avis sur cette modification, il a reculé et nettoyé les miettes sur la nappe…. tout en me disant qu’il était plutôt d’accord. Voilà qui mérite un dialogue supplémentaire et une validation des engagements pris.

Tenir compte de ces informations non-verbales enrichit les situations. Leur donne plus de profondeur, les nourrit de complexité. Incite à relancer par une question ouverte. À lever une objection restée dans le non-dit. À faire valider explicitement tel ou tel point. Pour ne pas finir comme  la grenouille ébouillantée, il faut donc savoir capter les signaux faibles, les analyser et les utiliser. Comme Franck Riboud (Danone) qui, dans une interview parue dans les Echos, fin mars 2009, déclare « faire l’éponge pour mieux capter les signaux susceptibles d’influencer son activité ».

Philippe Leclerc