Le roi du discours
L’art oratoire est avant tout un art qui repose, comme tous les arts, sur des techniques, de l’apprentissage et de l’envie.
Si George VI a enfin acquis le charisme nécessaire pour faire entendre sa voix dans le concert wagnérien des tribuns de la seconde guerre mondiale, c’est qu’il a compris qu’il n’est de pouvoir… sans parole. Lire la suite
Le maestro
Lors de la WWDC (Worldwide Developer’s Conference) d’Apple du 7 juin dernier, Steve Jobs a présenté la dernière version du smartphone de la marque : l’Iphone 4. Et comme à chaque présentation de nouveaux produits, les « keynotes » (l’équivalent de PowerPoint proposé par Apple) de la présentation de Steve Jobs ont été largement reprises et commentées dans les médias alors que le design et les fonctionnalités de l’Iphone 4 étaient déjà largement connues depuis plusieurs semaines. Ne rien annoncer de véritablement inédit et en faire parler sur tous les médias : une prouesse en terme de communication qui s’explique par la place particulière qu’occupent les prises de parole de Steve Jobs dans une stratégie marketing fondée sur le secret et la rumeur. Lire la suite
Savoir parler en position assise
La parole est faite d’articulation et de souffle ; il est par conséquent essentiel de bien respirer pour bien parler. En position assise, on respire mieux quand on se tient droit sur son siège, coudes et avant-bras reposant sur la table, que dans une posture avachie qui creuse et comprime la poitrine. La station assise, qui est malheureusement la principale position de nos prises de parole, doit surtout permettre de libérer une gestuelle sensée appuyer l’argumentation. De fait, le public ressent immédiatement une différence entre un orateur qui s’interdit toute gestuelle en croisant les pieds sous sa chaise, cadenassant sa parole en censurant ses propos, et un interlocuteur libre de toute contrainte, aussi à l’aise sur sa chaise qu’un homme politique devant un pupitre.
Par Jean-Paul Bury : Ancien rédacteur en chef du Parisien, de Gala et de Pèlerin, ancien directeur de la rédaction de Notre Temps, Jean-Paul Bury fut également pendant douze ans, le correspondant en France de Télé Métropole et Radio Montréal. En 2009, il est devenu consultant-expert en média training pour le cabinet Personnalité.
Savoir communiquer avec la presse
« Savoir communiquer avec la presse » a l’ambition de balayer un large spectre des situations et des questions que les journalistes peuvent susciter au cours d’une interview, en presse écrite, radio et TV. Trucs et astuces et règles de base de la prise de parole en public sont au menu d’un ouvrage éminemment pratique, qui ne remplace pas une séance de média training mais sensibilise les futurs interviewés aux chausse-trappes de l’interview, avant, pendant et après la bataille.
Un journaliste m’interviewe, quel est son but ? L’interview, est-ce que c’est une simple conversation ? Est-ce que je peux refuser de répondre ? Est-ce que je dois dire la vérité ? Pour être crédible, faut-il être technique ? Le journaliste va-t-il me censurer ? Est-ce que je peux réécouter mon interview ? Comment être crédible ? Que faire pour ne pas avoir le trac ? Si je suis filmé, dois-je regarder la caméra ? Très fonctionnel, cet ouvrage à destination des PDG, des directeurs marketing et communication ou des politiques, est conçu pour plonger l’interviewé dans le feu de l’action, de l’interview de routine à la situation de crise. En mettant en avant les techniques de prise de parole pour mieux se faire comprendre, il sera également utile pour améliorer toutes les interventions en public lors de conférences, réunions ou séminaires. Rédigé par deux journalistes de France Info et RFI rompus aux interrogatoires sur les ondes mais également aux séances de médiacoaching, l’ouvrage est une référence pour ceux que la prise de parole en public ne va pas de soit.
Savoir communiquer avec la presse, guide de Média Training et règles de prise de parole en public. Pascal Le Guern et Philippe Lecaplain, Maxima Laurent du Mesnil éditeur. 400 pages – 34,80 €
The Speaker
Nos confrères britanniques ont toujours un temps d’avance sur la créativité de leur programme. « The Speaker » fait partie de ces météores du petit écran dont les Anglais ont le secret. Lire la suite
« Ne perdez pas le contrôle de votre avatar… »
Quand le cinéma inspire la communication : avec Avatar, le nouveau chef d’œuvre de James Cameron, le grand écran nous donne à réfléchir sur notre capacité à reprendre le contrôle d’un autre soi-même, qui ne nous appartient plus vraiment…
Pour Laurent Philibert, spécialiste du Média Acting ©, il est difficile d’incarner nos idées nos paroles et notre corps. Récemment, le box-office nous a donné à voir Avatar, un grand film qui doit servir d’exemple dans le contexte des nombreux exercices de communication interpersonnelle auxquels nous devons nous livrer, chaque semaine. Et si notre corps n’était qu’un avatar ? Si c’était le cas, il faut en prendre le contrôle pleinement. Comment ? En rétablissant les connections entre notre moi raisonnable et notre moi archaïque. C’est-à-dire en donnant à ce corps qui parfois « ne semble plus nous appartenir », des directives que notre cerveau reptilien – qui agit sous l’emprise de réflexes – peut comprendre et mettre en œuvre aisément, à commencer par des gestes simples, possédant un pouvoir d’interprétation immédiat par l’assistance…
La force des silences
Un silence est parfois plus éloquent qu’un flot de paroles. C’est même l’outil indispensable pour permettre à un auditoire d’assimiler une information-clé. Comment user de cette forme de communication qui en intimide plus d’un ? Réponse avec des consultants dont le mutisme choisi porte haut leur verbe.
Présentation Powerpoint : point trop n’en faut…
Vous l’avez sans doute vécu. C’est le rite managérial à la mode que celui de la présentation PowerPoint. Vous savez, cette longue litanie digne d’une inauguration de sous-préfecture. Les intervenants sont généralement de dos car ils passent leur temps à parler à l’écran. Ils ânonnent des slogans sans y croire. Souvent, ils cherchent désespérément des synonymes de « vision stratégique » car, hélas, sur le fond vert pâle figure déjà, sur la même page, en caractères quasi-microscopiques, quatre fois le mot « stratégique ». Soyez honnêtes : vous avez satisfait, une fois au moins, à ce roboratif cérémonial. Posez-vous maintenant la question équivalente au montant de votre prochain contrat : quel rôle doit-on réellement accorder aux présentations PowerPoint ?
Première réponse (la mauvaise) : « ce support est génial et je vais en mettre plein la vue ! » La technologie, ça vous connaît. La rédaction aussi. L’affaire est entendue : relisez Proust et concoctez-nous de belles phrases avec sujet, verbe, adverbe et conjonction de coordination. Truffez vos 7 paragraphes (par slide) d’une animation à faire pâlir « Johnny To » en faisant jaillir une photo de votre produit d’une spirale tournoyante qui s’ouvre avec effet « volets coulissants » et qui éclate en une pluie d’étoiles filantes. Ça va péter. Utilisez la technique dans toutes ses ressources, enregistrez votre voix dans l’ordinateur, sous la forme d’une lecture mot à mot, bien synchronisée avec l’apparition de votre jolie prose fuchsia sur fond bigarré. Éteignez la lumière, lancez votre PPS et, disparaissez.
Disparaissez… car vous venez de perdre vos clients, prospects, partenaires ou collaborateurs. C’est selon.
- Deuxième réponse (la bonne) : Si, au contraire, vous partagez l’analyse selon laquelle un slide doit contenir, pour être pleinement efficace, tout au plus 8 mots pour un thème et une seule illustration. Que leur fonction est de susciter la curiosité d’un public qui soit suspendu à votre voix, alors vous avez une chance. Une forte chance d’entrer dans le club des gens que l’on a envie d’inviter à nouveau en réunion. Que l’on brûle de présenter à son big boss.
Il est grand temps d’oublier les interventions ronflantes précédées d’excuses « c’est-un-document-pas lisible-mais-je-vous-le-présente-quand-même-car-il-vous-donnera-une-idée-précise-de….. »
Les slides sont tout sauf les antisèches d’un orateur. La conviction c’est vous qui la donnez pas les slides….Appelez-les comme vous voulez : Teasing, rappels, accroches, base-line. Souvenez-vous qu’elles sont juste un moyen de compléter vos propos et ceci d’une voix que l’on saura varier moduler, scander, arrêter, relancer…..
De voix, il est en largement question dans la lettre du Media Acting© de juin, car si elle demeure notre atout majeur, encore faut-il savoir l’exploiter avec intelligence et discernement.
Philippe Leclerc
Trois seconde pour construire un pont de communication
L’art de serrer la main, c’est :
- Avant tout la fermeté : une pression lente mais ferme, pas trop forte, qui n’écrase pas les doigts mais fait comprendre que vous êtes capable d’imprimer une influence sur les choses que vous touchez, et ce, quel que soit votre sexe.
- La durée, ensuite : une poignée de main, pour qu’elle établisse un contact réel entre deux personnes doit se maintenir pendant 2 à 3 secondes.
- L’accompagnement, enfin : le geste – comme l’illustre notre vidéo – le sourire et un regard soutenu sont les garants de la détermination, de la sincérité et de l’acceptation de l’autre.
Trouver sa « voix », l’enjeu du coaching vocal
« Face à un public, votre pire ennemi, c’est vous-même ». La vérité peut sembler première. Elle a le mérite de souligner une spécificité française : notre difficulté à nous exprimer en public. Media Acting© revient sur une composante essentielle de la personnalité de l’orateur : sa voix. Pour prendre la mesure de l’importance de la voix dans un échange, il faut savoir que l’on retient toujours mieux les intonations d’une parole que la signification. Les études comportementales nous apprennent que la partie « voix » d’un propos est un élément incontournable du message lui-même.
Les spécialistes ont même réussi à chiffrer tout cela : on l’appelle la règle des 55-38-7 ou règle des « trois V » (verbal – vocal – visuel). Son inventeur, Albert Mehrabian, professeur au département de psychologie de UCLA, a pu prouvé que 7 % seulement du capital-sympathie qui émane d’un orateur proviennent de ses paroles, même si la teneur des propos est positive. La gestuelle et le non-verbal impactent pour 55 % l’auditoire. Quant à la voix de l’orateur et sa variation prosodique, elle compte pour 38% dans ce feed-back positif. Conclusion : la satisfaction de votre auditoire doit donc beaucoup plus aux modulations de votre voix qu’au contenu de votre discours. Étonnant, non ?
Stars et hommes politiques, bêtes de scène super-entraînés
Outre les chanteurs, les hommes politiques ont été les premiers à prendre conscience de la nécessité d’ajuster leur vibrato au millimètre. Barack Obama et Nicolas Sarkozy, malgré leur aisance naturelle devant un auditoire, savent que leur prestation est disséquée en « live », pour évaluer la proximité de leur discours avec l’audience télévisée. Le placement vocal, les scansions qui rythment leurs speechs, les gestes qui les accompagnent sont travaillés avec soin avant les grandes messes du 20h. Idem pour les CEO des groupes internationaux, qui pratiquent les exercices de relaxation ou de respiration avant de se lancer dans la « keynote » stratégique qui influera ipso facto sur les cours de bourse. D’une manière générale, dans les métiers d’encadrement qui mettent en jeu la voix comme l’outil principal de conviction, le coaching vocal apparaît aujourd’hui comme une composante du succès : motivation des équipes, fixation des objectifs, renforcement du leadership du dirigeant.
« Et si on est nul à l’oral ? »
« Ma voix ne sera jamais mon truc pour convaincre. Alors, à quoi bon travailler sur ma voix ? » Ce constat fataliste, entendu au début de chaque formation avant d’être rapidement démonté, a toujours le mérite de poser clairement le problème : que faire lorsqu’on est affublé d’une voix défaillante ou faussée ? Peut-on vraiment récupérer un défaut de langage ? A cette épineuse question, les coachs apportent toujours une réponse claire que les managers découvrent au fur et à mesure de leur accompagnement : « Face à une personne qui n’est pas à l’aise à l’oral, le coach doit effectuer un indispensable diagnostic, explique Isabelle Benech, responsable pédagogique de Personnalité. Il doit s’attacher à détecter le terrain sur lequel on travaillera l’expression. » Autrement dit, pas question de transformer un souffle fluet en voix de stentor. Ni d’ôter un cheveu sur la langue. Encore moins de raboter un accent. Un accompagnement sur la voix est une démarche qui permet d’accepter ses éventuels défauts pour les intégrer dans sa manière de s’exprimer. C’est pourquoi le travail sur sa voix dépasse toujours l’exercice de vocalisation pour entrer dans le champ du développement personnel. Grâce au coaching vocal, les personnes timides, s’exprimant difficilement, peuvent apprendre à développer une approche comportementale de la prise de parole centrée sur la régulation des énergies et la confiance en soi. En travaillant sur la colonne d’air, la respiration, la scansion, on arrive à faire évoluer l’état d’esprit d’une personne introvertie, qui, du coup, sera bien armée lors d’une prochaine prise de parole.
Faire d’un défaut un atout à l’oral
L’art du coach est donc de s’appuyez sur la particularité de votre voix : un accent, une intonation particulière, voire un réel défaut. N’oubliez pas que Louis Jouvet était bègue, tout comme l’est François Bayrou. Force est de constater que le premier a su, contrairement au second, apprendre à travailler une scansion bien particulière qui a rendu l’intonation de sa voix inimitable. Le coach s’adapte donc au profil en proposant des outils personnalisés : la voix est-elle le reflet d’un stress apparent ? Le travail se focalisera sur les émotions comme la colère ou l’enthousiasme. La maîtrise de la respiration et un travail de relaxation permettront de canaliser l’air et ainsi de mieux gérer la partie affective de la pensée. D’autres, dont la voix exprime une hésitation et une difficulté d’organiser sa pensée, s’exerceront à positionner leur voix, à travers des exercices d’articulation, de rythmique et de scansion, afin de parvenir à un discours fluide, capable de séduire un auditoire. Finalement, le coach ne fait qu’ouvrir la voix…
Trois conseils pour mieux utiliser sa voix
- Parler plus fort.
- Pour éviter les atermoiements pénibles avec votre micro, collez-le verticalement sur votre menton. Sans micro, ajustez le niveau sonore de votre voix à celle de votre auditoire le plus éloigné.
- Après avoir délivré une information essentielle, marquez un silence pédagogique. Laissez s’écouler cinq secondes, en les comptant mentalement : vous multiplierez l’impact de votre dernier message sur votre audience, à qui vous laissez le temps d’intégrer l’information.
Blog qui peut ! La péroraison du manager
Vous êtes atteint du « syndrôme de la péroraison du manager »? Vos collaborateurs s’assoupissent tandis que vous dégoisez ? Comment sortir de la baragouinite aigüe en trois minutes.
Par Laurent Loiseau
La Grand-messe du TED, modèle de communication à découvrir… et à suivre.
« Unmissable talks ». Voici le slogan du TED. T.E.D. pour Technology, Entertainment, Design. Une fois par an, ce techno-show désormais légendaire fait d’avantage d’émules. Surtout parmi les jeunes managers européens, longtemps demeurés baba devant cette grand-messe où la techno n’est rien sans le « know-how » pour la présenter.
L’exercice est un modèle du genre : les « talks », entendez les interventions, sont réglés au millimètre. Un vrai one man show. En l’occurrence un One Woman Show de quelques minutes, orchestré dans une parfaite gestion de l’environnement sonore et audiovisuel.
Un bon produit n’est pas tout. Il doit faire rêver pour se transformer en idée.
Pour ces patrons de start-up confirmés, la préparation de chaque intervention est au top du professionnalisme. Elle constitue, à chaque fois, un exemple pour les cadres et dirigeants – dont beaucoup sont issus du Vieux continent - chargés de communiquer devant leur public.
Regardez Pattie Maes : l’égérie du media lab du MIT (Massachuset’s Institute of Technology) fait une magistrale démonstration de ce que pourrait être la communication virtuelle dans une poigné d’années. En attendant, on se croirait dans « Minority Report ». Conséquence logique : ce fut le buzz du TED cette année. Écoutez son attaque, appréciez ses relances, ses « jokes », sa parfaite coordination avec ses supports vidéo d’accompagnement et ses slides. Concision, humour, humilité, performance : tout y est. Le mode d’emploi idéal de la présentation de projet en public.
L’impact du premier mot
Démarrer mes interventions est un vrai cauchemar…
Personnalité met sa technique le « Media Acting (c) » au service des cadres et dirigeants, pour une communication efficace en toute situation. Ce mois-ci : les secrets d’une attaque percutante. Par Gérard Probst, comédien et formateur chez Personnalité Lire la suite
V com V passe la com’ des managers du CAC40 à la loupe.
Pour la deuxième fois en quatre ans, l’étude du cabinet VcomV décortique la communication des entreprises du CAC 40. 200 heures d’entretiens, 400 pages de compte-rendu pour dégager cette année une tendance lourde : la prime à la pédagogie.
Le créateur de l’étude bisannuelle, Vincent de la Vaissière est formel : plus on va au charbon pour expliquer les ressorts de la crise et défendre son image, plus les retombées presse sont positives : les plus pédagogues des patrons des grandes entreprises sortent renforcés par cet esprit offensif. En cela, ils répondent à la demande du marché et de l’actionnaire, mais également de leurs salariés, dont ils sont le premier représentant, devant des médias souvent avides de dénigrement.
Quand le Grand Timonier se double de l’Humble Missionnaire
L’exigence médiatique a franchi un cap : ces deux dernières années, les dirigeants ont été contraints de se mettre au diapason d’une communication dont le tempo s’accélère. V com V les évalue à l’aune de quatre qualités principales.
- Savoir incarner la stratégie de son entreprise. Devant les caméras, il s’agira donc de maîtriser parfaitement les dossiers.
- Affirmer sa puissance de développement. Grand Timonier, le dirigeant doit déplacer des montagnes avec la foi des missionnaires.
- Faire rêver. Brosser à grands traits une vision d’avenir vous classe parmi les gourous qu’on ne se lasse pas d’inviter.
- Rendre intelligent celui qui écoute. Les leaders qui représentent le mieux les métiers de leur entreprise deviennent intouchables.
Au jeu de l’homme-orchestre communicant, les nouveaux virtuoses doivent savoir maintenir un tempo offensif. Mais sans fioritures excessives. Exit les charismatiques figures des années 1990. Place à une génération de patrons plus discrète. Moine-soldat de leur entreprise. Moins désireux de brûler les planches, plus à même de maintenir un cap par gros temps… et de voir la terre promise. Au Quinté+ des PDG-communicants, dont les notes flirtent avec la mention Très bien, au delà de 14/20, on jouera dans l’ordre :
- Jean-Cyril Spinetta qui récolte les fruits de la privatisation réussie d’Air France. Loué pour son sens de l’hyper-pédagogie, il est apprécié pour éviter la langue de bois et rappeler clairement ses objectifs.
- Christophe de Margerie, Grand capitaine de Total,
- Patrick Ricard et Pierre Pringuet de Pernod Ricard qui s’associent dans un duo qui s’attire des commentaires élogieux.
- Gérard Mestrallet, ambivalent patron de GDF-Suez apprécié pour sa vision à large focale.
Reste à savoir comment cette nouvelle génération gère et gérera la grande récession, le retour de la tutelle de l’Etat et la reprise d’activité. Une chose est sûre : entre le patron-citoyen, à l’aise dans les discours sur la société et habile à glisser en politique, et le patron-pèlerin, austère moine soldat au service des siens, la rupture générationnelle est avérée.









