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Pourquoi certains individus sont-ils capables de retenir l’attention, de susciter l’intérêt, voire de convaincre lors d’une prise de parole en public ? En ce qui suit, Aristote nous propose quelques pistes de réponses.


Les nombreux travaux qui ont abordé  la notion de rhétorique – qui peut être définie comme l’art de persuader par le langage – mettent en avant les  dimensions de logosethos et pathos pour comprendre la logique sous-jacente de l’art de convaincre.

Pour persuader, l’orateur doit ainsi composer avec les dimensions suivantes :

1. Le logos ou le fond du message

Le logos est le pôle de la logique du discours, toujours du point de vue de l’auditoire. Le logos définit les arguments susceptibles d’être reconnus comme valides (pertinents) par la cible.

 

2. L’ethos ou la forme du messager

L’ethos constitue la forme du messager : sa réputation, sa personnalité, en somme, l’image qu’il donne à avoir aux autres. Il s’agit pour l’orateur de développer son capital sympathie en se présentant sous un éclairage favorable. Il doit gagner en crédibilité,  en confiance, et ainsi faire « bonne impression ».

 

3. Le pathos ou la forme émotionnelle du message

Le pathos constitue le pôle de l’argumentation par l’affecte. Un argument relève du pathos lorsqu’il cherche à créer des émotions ou un lien émotionnel avec le public.

Au final, la réussite d’une prise de parole en public dépend de l’articulation entre ces trois dimensions de la persuasion :logosethos et pathos. Comme démontré dans la vidéo ci-dessous le logos (ou le fond de la pensée)  ne peut – à lui seul- retenir l’attention et ainsi convaincre. Ce sont les autres dimensions : ethos et pathos en l’occurrence, qui permettent de séduire et conférer aux propos force et conviction.

 

Laurent Philibert

Laurent Philibert

Directeur pédagogique et innovation, @Personnalité Laurent PHILIBERT maîtrise toutes les techniques indispensables pour être vu, entendu et compris. Expert de la prise de parole en public, de la gestion du débat contradictoire, de la rhétorique et de la dialectique assertive, de l’affirmation du leadership, il intervient chez Personnalité depuis 1999. C’est un spécialiste de la communication non verbale et du body language. Il est formateur de formateurs sur la méthode Personnalité du Media-Acting®     Laurent est Consultant-Formateur Expert - certifié ICPF & PSI (normes ISO et AFNOR) - et Ingénieur en formation agréé.

9 Commentaires

  • Yves N'GUESSAN dit :

    tres instuctif

    • Ania dit :

      Est-ce possible, déconseillé ou totalement proscrit de „faire du pathos“ lors de l‘interprétation d‘une partition d‘un grand compositeur classique ?

      • administrateur dit :

        Il est vivement conseillé de faire du pathos lors de l’interprétation d’une partition d’un grand compositeur classique, pour transmettre de l’émotion.

    • administrateur dit :

      Merci de votre commentaire positif !

  • Ania Marciniak dit :

    Est-ce possible ou déconseillé ou totalement proscrit de „faire du pathos“
    en interprétant la partition d’un grand compositeur de musique ?….

    • administrateur dit :

      Il est vivement conseillé de faire du pathos lors de l’interprétation d’une partition d’un grand compositeur classique, pour transmettre de l’émotion.

  • MAHMOUD BEN SALEM dit :

    On dit qu’un message est transmis par 70% du non et para verbal avec seulement 30% de verbal .Quant au triangle d’Aristote y a -t-il des pourcentages ?

    • administrateur dit :

      bonjour,
      merci pour votre question. Non il n’y a pas de quantification du triangle d’Aristote : ces 3 piliers constituent un socle indispensable, qui se retrouve fragilisé si l’un d’entre eux n’est pas présent.

  • Hayet Chaabani dit :

    Merci bien.
    Selon vous, est-ce que les actes de langage proposés de la part de Austin et Searle peuvent-ils nous servir dans l’étude du pathos dans un énoncé?

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