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Il était une fois…

 

Quatre mots au pouvoir étonnant. De tous temps les récits, petits et grands, ont joué un rôle fondamental dans nos vies. La promesse d’une belle histoire capte l’attention, appelle tout un chacun à solliciter son imaginaire, vivre une émotion. Peu surprenant donc que depuis près de 20 ans, les métiers de la communication et les formations de dirigeants privilégient le storytelling et le marketing de soi au cœur de leurs stratégies.

 

Le storytelling consiste à utiliser le récit, les codes narratifs des mythes, des contes, mais aussi d’une vie quotidienne accomplie, pour valoriser une marque, un nom ou une personnalité.

S’il ne s’agit pas d’un don inné, pas de panique car l’art de l’éloquence s’apprend. Les chefs d’entreprise, politiques et autres personnes d’influence ont quant à eux bien saisi l’importance de scénariser leur histoire, leurs valeurs, leur positionnement, notamment grâce à des formations de storytelling. Tous les jours amenés à parler de soi, le récit est la manière la plus naturelle de partager avec son prochain.

 

Indispensable ? Sans aucun doute. Savoir se raconter suscite l’engouement auprès du public, à une époque où humanité et authenticité reviennent plus que jamais au centre des préoccupations. La maîtrise du discours rend le récit mémorable et la différenciation évidente, comblant la quête de sens actuelle.

En matière de communication, qu’il s’agisse de prise de parole en public, de relation client ou de donner un cours ; penser connexion plutôt que perfection s’avère bien plus efficace. Pour preuve, les succès se tissent généralement entre des personnes qui se connaissent, s’apprécient, se font confiance et se recommandent. La première impression qui vaille est celle qui crée un lien indéfectible. Un conseil : dépasser la simple explication pour encore et toujours revenir aux fondamentaux et impliquer son public efficacement.

 

Mais quelle méthode pour un infaillible marketing de soi ? Pour maîtriser l’art du self-branding, rien ne sert de foncer tête baissée. Au même titre qu’un écrivain organise son roman, il est primordial de penser à son plan. Une histoire se construit : elle se commence, se déroule, se termine. Comme pour l’élaboration d’une stratégie de communication, un état des lieux s’impose. Pour cela quelques questions : quel est mon objectif ? Ma cible ? Mes forces et mes faiblesses ? Assumer ses succès et ses échecs contribue à renforcer le pouvoir de l’histoire. Qui n’a pas entendu Frédéric Mazzella, fondateur de BlaBlaCar, évoquer ses six précédentes start-ups, invariablement couronnées d’échecs, avant qu’il ne rencontre enfin le succès ?

 

Au même titre qu’un créateur d’entreprise se penche sur son business plan, l’orateur d’un jour ou d’une vie se doit d’appliquer la même stratégie pour parler de lui. Définir sa promesse de vente, l’avantage concurrentiel et sa valeur ajoutée. Autant d’éléments pour asseoir sa différence et faire preuve d’éloquence.

 

Une des choses enseignées par les formations en communication interpersonnelle est que les histoires permettent de partager émotions et souvenirs. Les raconter invite à partager son univers personnel. Elles aident le cerveau à comprendre les informations, les imaginer, les vivre.

 

Le plus important ? Créer de l’envie par un récit empli d’émotion sincère et de séduction. Il s’agit de se mettre dans la peau de son interlocuteur, le faire vibrer, faire preuve d’authenticité, de crédibilité et d’humilité. Réminiscence des contes de l’enfance, l’être humain se passionne pour les intrigues, les rebondissements. L’attachement à un personnage ne sera d’autant plus grand que le récit, sera authentique, crédible et cohérent.

 

Les plus grands leaders sont des conteurs hors pair, ayant parfaitement intégré que la mise en récit de projets crée du sens ainsi qu’un engagement accru. Bienheureux celui qui mémorise l’adage « une image vaut mieux que mille mots ». Être un leader consiste principalement à inspirer et fédérer un groupe autour de la vision d’un projet commun. Pour y parvenir ? La nécessité de motiver et créer du sens. Les grands d’hier et d’aujourd’hui ont ainsi tous une capacité, naturelle ou acquise, pour se conter de façon captivante.

 

Steve Jobs en était le parfait exemple, formidable orateur à la vision fédératrice et au talent exceptionnel, contant sans ambages des pans entiers de sa vie personnelle. Une vie à partir de laquelle il a créé une communauté d’utilisateurs engagés, n’achetant pas simplement téléphones ou ordinateurs, mais le sentiment de pouvoir interagir facilement avec le monde environnant. L’exemple d’Elon Musk, fondateur de Tesla et Space X, est tout aussi saisissant. Bien que piètre orateur, hésitant et nerveux lors de ses prises de parole, les visions du monde qu’il partage (la conquête spatiale ou une Terre plus propre) fascinent la planète entière.

 

D’où l’importance de la pluridisciplinarité. Scott Hartley, capital-risqueur et auteur de The Fuzzy and the Techie, assure que tous disposent de connaissances techniques et d’excellentes capacités à communiquer. Et, élément réjouissant pour tout un chacun : la prise de parole se cultive. Se former à parler en public, s’exercer à poser sa voix grâce au coaching vocal, gagner en assurance par l’elevator pitch est devenue à la portée de tous à une époque où les formations se multiplient. Ces dernières liées aux sciences, à la sociologie et la psychologie offrent la possibilité de transmettre son histoire avec enthousiasme, passion et spontanéité.

 

Un storytelling qui peu à peu se transforme à l’heure de la révolution numérique. Le développement du digital a ainsi élargi le champ des possibles du storytelling, s’avérant un formidable atout de propagation. Par la multiplicité de ses supports, le digital sublime. Il offre l’opportunité de multiplier les chapitres que chacun souhaite ajouter à son récit.

 

Mais l’abondance de tous ces outils ne serait-elle pas en réalité une dispersion ? S’installe ici une tension paradoxale. D’une part, les outils digitaux permettent de délivrer un récit présent sur tous les fronts. Cependant, le mieux devenant parfois le mortel ennemi du bien, attention à ne pas s’éparpiller et donc de perdre l’essentiel. L’essentiel ? Mettre l’humain, ses émotions et sa quête de sens au centre d’un discours authentique. Une mise en image et en musique virtuelle de vies bien réelles.

Personnalité (conseil en communication des dirigeants), propose des formations et accompagnements sur le story telling et le marketing de soi. Nous consulter

Depuis 2016, Personnalité est en tête du palmarès de Décideurs Magazine dans la catégorie Communication.

Photo prise par Fotocitizen-397314

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