La parole est faite d’articulation et de souffle ; il est par conséquent essentiel de bien respirer pour bien parler. En position assise, on respire mieux quand on se tient droit sur son siège, coudes et avant-bras reposant sur la table, que dans une posture avachie qui creuse et comprime la poitrine. La station assise, qui est malheureusement la principale position de nos prises de parole, doit surtout permettre de libérer une gestuelle sensée appuyer l’argumentation. De fait, le public ressent immédiatement une différence entre un orateur qui s’interdit toute gestuelle en croisant les pieds sous sa chaise, cadenassant sa parole en censurant ses propos, et un interlocuteur libre de toute contrainte, aussi à l’aise sur sa chaise qu’un homme politique devant un pupitre.

Par Jean-Paul Bury : Ancien rédacteur en chef du Parisien, de Gala et de Pèlerin, ancien directeur de la rédaction de Notre Temps, Jean-Paul Bury fut également pendant douze ans, le correspondant en France de Télé Métropole et Radio Montréal. En 2009, il est devenu consultant-expert en média training pour le cabinet Personnalité.