Mot-clef: personal branding

Etes-vous eNarcisse ou ePrudent ?

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Contrôler ce qui se dit sur soi est devenu « un enjeu majeur et de tous les instants », pour une partie des internautes américains. C’est le contenu ahurissant d’un récent rapports mis en téléchargement, sous la forme d’un livre blanc, par Pew Internet & American Life Project. Le phénomène, analysé par le cabinet d’études auprès de 2 253 utilisateurs réguliers, semble toucher particulièrement les jeunes générations. Lire la suite

Peur sur le Net : reprendre le contrôle de son image

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Un tremblement de Net fait remonter une vague d’angoisse indescriptible, façon 1984. « Delete », le nouveau best-seller paru récemment aux Presses Universitaires de Princeton, distille un sentiment de malaise croissant, dont la Lettre du Media Acting© vous livre un écho en V.O., avant sa traduction. Traduction immédiate pour les cadres et dirigeants désireux de se refaire une virginité on-line, la tendance à recourir à un « eraser », l’effaceur du Net.

À tous les égards, le contrôle de l’image des dirigeants et des entreprises est le grand sujet du moment. Pas question de prendre un train de retard : il n’est que temps de s’intéresser aux cinq erreurs majeures du Personal Branding. Lire la suite

Le charisme, c’est comme le golf

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Comme vous l’avez sans doute constaté l’homme communicant est aussi devenu une marque, c’est la force du branding, mais l’homme n’est pas un produit. RENAULT ou IKEA, à travers leurs noms font une promesse qu’ils sont capables de reproduire à la sortie des usines, grâce aux démarches qualités et aux contrôles process.

Rééditer ce que l’on a montré sur le web à travers des images que l’on a décidé de mettre en ligne, ou démontrer que l’on n’est pas celui que d’autres ont mis en ligne dans des moments que l’on aurait préféré occulter, c’est une toute autre affaire. Il faut être capable avec la pression du moment, d’atteindre le niveau de performance qui permettra de rester en phase avec  l’image que l’on veut donner de soi, en accord avec sa marque, avec son branding. Lire la suite

Construire son « Personal branding »

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Puisque les dirigeants sont désormais continuellement scrutés par une scène médiatique multiforme, ils ne peuvent se contenter de rester passifs. La précision des informations diffusées sur les réseaux et leurs effets d’entraînement à très court terme doivent inciter à agir à défendre son image comme une marque, à tout moment de sa carrière. Par ses prises de position particulières, ses publications régulières, son implication dans le système associatif, le dirigeant doit parvenir à se singulariser et faire remonter, peu à peu, dans les moteurs de recherche, les mots-clés porteurs de sens qui donnent de la chair à son action… et ses ambitions. La question essentielle n’est donc plus de se poser la question de savoir si l’on doit ou pas se préoccuper de construire son « personal branding » mais de savoir comment le mettre en œuvre et avec quel moyen.

« Don’t hate the media, BE the media ». Inutile de traduire cet axiome de l’ère postmoderne. Andy Warhol aurait pu la graver sur chacune de ses sérigraphies s’il l’avait prononcé en ces termes. La formule est si juste qu’à peine inventée, elle a échappé à son auteur, Jello Biafra, activiste américain et fondateur emblématique des Dead Kennedys. Aussitôt reprise comme slogan de l’agence alternative Indymedia – créée pour couvrir les contre-manifestations de Seattle en 1999 – elle est aujourd’hui citée par les patrons de la planète entière, qui n’hésitent plus à se l’approprier, à mesure que se « googlisent » leurs noms, accolés ou non à l’acronyme de leur firme. Lire la suite

Personal branding : une technicité à la mode 2.0

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Tracking des sphères d’influence, appréciation des performances en mode « RP 2.0 » et buzz monitoring en temps réel : le personal branding n’a plus rien à voir avec le quart d’heure de notoriété promis à chaque citoyen par Andy Warhol. C’est aujourd’hui l’outil le plus performant de la business intelligence, à l’heure où les nouvelles logiques de l’informatisation permettent de contrôler, en temps réel l’image d’un produit, d’une personnalité, d’une marque, ou d’anticiper les attentes des consommateurs. Pour ceux qui ne savaient pas encore que Google était une agence de publicité, le réveil est brutal : le personal branding n’est pas une attitude mais bien une technique : sortant d’une blogosphère matricielle, elle prend désormais une place prépondérante dans le paysage du marketing et des RP de l’internet collaboratif. Tour d’horizon – forcément parcellaire – des évolutions à venir et des ressources clés.

À l’origine du personal branding : un nouvel environnement et la volatilité de l’emploi

Lorsque Tom Peters publie, à la fin des années 1990, « The Brand Called You », seules les grandes multinationales sont en mesure de dominer le phénomène de marque. On perçoit encore mal les enjeux du personal branding, que l’analyste visionnaire résume en une phrase : « Lorsque vous promouvez la marque Vous, tout ce que vous faites – et tout ce que vous choisissez de ne pas faire – transmet la valeur et la personnalité de la marque. Tout, de la façon dont vous traitez les conversations téléphoniques, aux emails que vous envoyez, en passant par la manière dont vous conduisez une réunion de travail, fait partie d’un message plus large que vous envoyez à propos de votre marque. » On ne réalise la portée de l’analyse de Peters qu’aujourd’hui, alors les outils d’autopromotion transforment les pages personnelles en médias communautaires, à mesure qu’elles s’enrichissent d’une série de fonctionnalités interactives : Twitter, Facebook, Flickr, del.icio.us, wordpress blogs. Reste que le personal branding n’est rien sans une démarche introspective préalable. « Etre dans le coup techniquement ne suffit pas, prétend Dan Schwabel, spécialiste en réseaux sociaux et en Personal Branding. Ce qui compte, c’est de communiquer sur sa capacité à capter les tendances futures ».

Une réflexion sur son projet professionnel

La volatilité de la vie professionnelle implique en effet une réflexion permanente sur son image. L’eRéputation, à l’ère des réseaux, oblige à réaliser un brin d’introspection. Il s’agit de se découvrir soi-même (qui suis-je réellement ?), de trouver les ressorts de sa légende personnelle (comment puis-je me vendre ?), et d’entretenir le désir (comment maintenir le contact et augmenter mon réseau ?). En clair, chacun doit désormais avoir une vision claire de sa culture personnelle et de l’évolution de son parcours. Le CV perd sa linéarité. L’individu construit son histoire comme une légende personnelle, qu’il s’agira d’apprécier dans son ensemble et non pas dans certains moments clés gravés dans son curriculum. Entrer dans la logique du personal branding, c’est donc entrer dans une nouvelle ère de communication : découvrir, créer et entretenir une marque : Vous ! Plus que jamais, nous sommes notre propre média. Ce qui implique une double montée en compétence sur sa technique de communication et de rédaction d’une part, et l’acquisition d’une meilleure maîtrise du fonctionnement des réseaux sociaux, d’autre part.

Les médias adaptent leur charte éthique pour maintenir leur crédibilité éditoriale

L’eRéputation durcit les conditions de l’indépendance journalistique. Le Washington Post, qui a fait les frais des tweets inopinés de ses journalistes, vient d’édicter des règles éthiques recommandant à ses collaborateurs d’éviter d’exprimer leurs opinions, à titre personnel, sur les réseaux sociaux, en particulier sur Facebook et Twitter. Cette décision intervient après que l’un des rédacteurs en chef du quotidien ait suggéré, sur Twitter, qu’une augmentation des déficits pour faire la guerre pourrait être appliquée à améliorer le système de santé et qu’un sénateur de 91 ans, hospitalisé après une chute, pourrait songer à se retirer de la vie politique. Anticipant sur la Loi de Godwin et les dérapages probables des « posts » sur la blogosphère, ainsi que sur les dérives calomnieuses aux conséquences judiciaires probables, le Washington Post marque ainsi le territoire de la presse.

Le géant prend la mesure de l’eRéputation

Google soumet à l’essai une nouvelle fonctionnalité de recherche qui affiche des résultats issus de votre réseau social. Google Social Search est un nouveau service de recherche que Google teste actuellement dans ses Labs. Tout utilisateur est invité à prendre part à cette expérimentation, à condition de disposer d’un compte Google et de rechercher sur le Web avec la version américaine du moteur. Dans le panneau latéral gauche, une option « Social Search » dédiée est alors visible. Conséquences directe : il faudra donc muscler ses contacts et choisir avec discernement ses amis, car Google ne connaîtra votre réseau social qu’en prenant comme source principale votre profil Google. Le réseau social se construira à partir des contacts en liaison avec ce profil à l’instar des personnes suivies sur Twitter ou FriendFeed. À cet effet, Google a signé un partenariat avec Twitter. Les contacts issus de Gmail chat et les abonnements aux flux RSS seront également pris en compte.

Le buzz monitoring : l’émergence d’un nouveau métier

Les premiers panels issus des techniques de valorisation d’images voient le jour. Les agences spécialisées dans la gestion d’influence, le buzz monitoring et la mise en œuvre des procédures de l’eReputation vont rapidement fleurir, comme start-up ou comme micro-structures de reconversion des « geeks » au double profil marketing et technologies 2.0. Puis, ce sera bientôt aux grandes agences d’offrir un service intégré aux annonceurs. Déjà, certaines agences de marketing interactif et relationnel créent des observatoires et même un baromètre de l’Attention Marketing.

Des « relations presses » au « PR 2.0 »

La grande révolution attendue est la transformation du métier des relations publiques qui se technicise à grande vitesse. En se dotant d’une double compétence  en relations presse et en  maîtrise des flux d’information sur les canaux d’influence, les agences seront capables de proposer de combiner la rédaction d’un message avec son monitoring. Son expertise quittera peu à peu la sphère relationnelle (i.e. : les rapports traditionnels que les RP entretiennent avec la presse basés sur le carnet d’adresse du dirigeant de l’agence) pour offrir un duo d’expertise média sur des canaux de communication interactifs et la création du message lui-même, adapté aux spécificités de l’univers 2.0.

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Abécédaire du self-branding

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Googliser le consultant en web « deux point zéro », Antoine Dubuquoy suffit à prouver l’efficacité du personal branding. Coach en personal branding au sein du cabinet Personnalité, cet ancien responsable de la publicité d’un grand quotidien national décline un abécédaire de l’eRéputation.


B comme blogueur : Dubuc. C’est l’un de mes noms, sur les nombreux blogs que j’anime, sur le mode pro et perso. Tous les sujets sont bons, pourvu que je donne une image de moi cohérente en séparant clairement les sites de rencontres professionnelles et mon image décalée. Je suis l’exemple de Mathieu Pigasse, associé de la Banque Lazard et par ailleurs fan des Clash et propriétaire des Inrocks. Sur le net, pas de confusion entre ses activités.

C comme contenus : publier. C’est l’obsession du blogueur. Car pour être reconnu par ses pairs, il faut donner avant de recevoir : articles, conseils, stories, veilles, analyses, contenus ludiques. Les contenus produits finissent par dessiner un profil qui doit être consolidé en permanence et qui sera le prétexte à tisser un maillage de « rétroliens ».

G comme Geek : Comme tous les serial-networkers, j’ai 500 contacts à mon actif sur Viadéo, plusieurs milliers à travers mes blogs. Du coup, mon activité est devenue chronophage. Elle réclame une double compétence éditoriale et technique. Pour bâtir le profil idéal, sur internet, il faut rédiger des articles pertinents et comprendre la finalité de chaque réseau. C’est à ce prix que l’on peut profiter à plein des fonctionnalités des réseaux sociaux.

E comme Ego-casting : bâtir son eRéputation, cela a d’abord été pour moi une excellente thérapie. Mais il a fallu accepter de m’exposer. Partager un jardin secret… avec quelques milliers d’internautes. La curiosité, c’est le principal atout de celui qui cherche à construire son personal branding. Vouloir bâtir « un endroit bien à soi », comme le prétend NKM  –  Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre la plus geek – est un vœu qui doit être perçu au second degré !

F comme filtrage : c’est l’axiome du personal branding. Il faut organiser des cercles de filtrages afin de construire une image de soi cohérente. Cela me rappelle ce dessin très connu de Paul Steiner paru en 1993 dans le New Yorker : il  montre un chien devant un ordinateur qui regarde un autre chien et lui dit d’un air conspirateur : « Sur Internet, personne ne sait que tu es un chien. » Filtrer et segmenter, c’est le secret de la construction de son image.

L comme Longue traîne : je suis un adepte de la théorie de Chris Anderson, qui date de 2004. Les produits qui sont l’objet d’une faible demande, ou qui n’ont qu’un faible volume de vente, peuvent collectivement représenter une part de marché égale ou supérieure à celle des best-sellers. Résultat : à force d’apparaître dans d’innombrables blogs, j’ai fini par être repéré par le magazine Stratégies. Je suis alors passé de l’autre côté du miroir, et ma parole a commencé à être accolée à celle des experts.

M comme marque : lire Tom Peters était un préalable à la compréhension du personal branding. Il m’a permis de comprendre mon positionnement et, in fine, la vraie problématique de mon parcours : faire en sorte que les gens qui entendent parler de moi puissent identifier un profil différent de ma première vie passée dans la vente d’espace publicitaire. Cela m’a pris un certain temps, pour ne pas dire un temps certain.

V comme Viadéo : LinkedIn et Viadéo ont toute mon attention. Viadéo est parfait pour la France, LinkediIn pour l’international. Mais ces réseaux professionnels n’offrent un intérêt particulier que si les profils sont très renseignés. Dès lors que l’on enrichit la base régulièrement, Google fait ressortir les profils avec un excellent rendement. Il faut impérativement s’en occuper…même lorsqu’on ne recherche pas de boulot !

Télécharger le programme du coaching en Personal Branding proposé par Personnalité et Antoine Dubuquoy

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