Communicate with passion : Mitt Romney
Favori des primaires républicaines aux Etats-Unis, Mitt Romney est encore assez peu connu en France. Outre sa confession religieuse qui peut étonner de ce côté-ci de l’Atlantique, quels sont les forces et les faiblesses du candidat républicain, du point de vue de la prise de parole ?
Afin de mieux le connaître, nous avons demandé à Eduardo Cue, journaliste international et formateur chez Personnalité, d’effectuer un diagnostic des talents de communicant du probable futur adversaire de Barack Obama. Le tout dans la langue de Shakespeare !
Tous candidats, même moi ?
En cette période d’élection, les communicants en tout genre fleurissent, avec leurs lots de critiques : « encore une opération de com’ ! » « A force de vouloir contrôler leur image, ils disent tous la même chose, ils ne sont plus du tout naturels ! »
On oppose ainsi régulièrement la communication à l’information, l’artifice au naturel, en pensant que les politiciens sont devenus les spécialistes de la rhétorique vide et de contrôle maniaque de l’image. C’est peut-être oublier un peu vite que nous sommes les premiers à contrôler notre image, de manière presque naturelle, et ce dans toutes les situations de la vie quotidienne.
Sarkozy et Cain en flagrant délit d’ignorance : quel comportement adopter ?
Deux questions pièges, deux manières bien différentes de se sortir de l’embarras. Nicolas Sarkozy et Herman Cain, candidat à la primaire républicaine, constituent un cas d’école d’analyse du non-verbal .
Par une étude comparée, Laurent Philibert, directeur pédagogique de Personnalité, tire les principaux enseignements qui vous aideront à répondre sans faillir à la prochaine question embarrassante.
La Training Vox : trouvez votre propre voix
Au même titre qu’une empreinte digitale, chacun de nous a une empreinte vocale.
Fabienne Achard vous livre quelques techniques pour maîtriser au mieux cette empreinte et laisser une bonne impression auprès de vos interlocuteurs.
L’étoffe d’un élu : l’interview de Valérie Sanyas
Quelle importance accorder au conseil en image ? Quelle différence avec le relooking ? Et comment un vêtement peut participer pleinement à ma réussite professionnelle et mon épanouissement personnel ?
A travers cette interview, Valérie Sanyas, styliste et coach chez Personnalité, nous montre le rôle crucial du vêtement dans l’entreprise, entre outil de reconnaissance et de distinction.
Tapie toujours au top ?
Le 15 novembre 2011, Opinion Way publie un sondage sur le leadership. Réalisé auprès de 300 dirigeants, ce sondage révèle une surprise de taille. A la question « Selon vous, quel dirigeant incarne le mieux le leadership ? », Bernard Tapie arrive en cinquième position, après (dans l’ordre d’arrivée) Steve Jobs, Carlos Ghosn, Bill Gates et Michel Edouard Leclerc).
On l’avait vu Ministre de la République, Président de l’Olympique de Marseille, chanteur, actionnaire majoritaire d’Adidas, amateur d’aérobic, acteur, défenseur des consommateurs, présentateur télé… Celui dont le nom est devenu une injure semble donc toujours au top, malgré les scandales qui continuent à l’entourer. Comment expliquer un tel succès ? Lire la suite
Seul maître à bord après Dieu : l’interview par Personnalité
Une expression consacrée qui reste de toute première importance dans le milieu de l’aéronautique, comme nous l’explique Frédéric Echassoux, officier pilote de ligne.
En vol, la situation est extrêmement particulière. Elle exige des prises de décision rapides, une communication bien rôdée entre les équipes, et surtout la présence d’un chef incontesté. Les questions de légitimité et d’autorité sont donc au cœur du métier de pilote de ligne, toute mise en doute du leader pouvant conduire à une catastrophe.
De ce cas particulier, Frédéric Echassoux en tire quelques enseignements forts utiles pour le monde du management au quotidien.
Iznogoud réalisé, ou le problème des légitimités
Rappelez vous de la célèbre devise d’Iznogoud, ce personnage de Grand Vizir sadique et obnubilé par le pouvoir, crée par Goscinny et Tabary en 1962 : « je veux devenir Calife à la place du Calife ! ».
Imaginez maintenant la situation suivante : vous êtes Iznogoud, et vous réalisez enfin vos sombres desseins : vous devenez Calife à la place du Calife. La hiérarchie est désormais renversée, et la question fatidique se pose : comment bien exercer ce pouvoir et le faire durer ? Lire la suite
Le charisme, c’est comme le golf
Comme vous l’avez sans doute constaté l’homme communicant est aussi devenu une marque, c’est la force du branding, mais l’homme n’est pas un produit. RENAULT ou IKEA, à travers leurs noms font une promesse qu’ils sont capables de reproduire à la sortie des usines, grâce aux démarches qualités et aux contrôles process.
Rééditer ce que l’on a montré sur le web à travers des images que l’on a décidé de mettre en ligne, ou démontrer que l’on n’est pas celui que d’autres ont mis en ligne dans des moments que l’on aurait préféré occulter, c’est une toute autre affaire. Il faut être capable avec la pression du moment, d’atteindre le niveau de performance qui permettra de rester en phase avec l’image que l’on veut donner de soi, en accord avec sa marque, avec son branding. Lire la suite
Les communicants manquent d’habileté… à communiquer
L’étude menée par l’Ujjef au premier trimestre 2009, présentée le 17 novembre dernier révèle les caractéristiques de « l’indépendant en communication de demain » : dans un environnement de plus en plus tendu, celui-ci devra montrer certaines caractéristiques qui lui éviteront de servir de variable d’ajustement en cas de rétrécissement de compression budgétaire. Le consultant en communication devra montrer une expertise pour rivaliser avec les agences généralistes. Sa maîtrise du multi-canal sera un must pour engager l’entreprise dans une communication tous azimuts en mode 2.0. Enfin, par leur capacité à repérer les signaux faibles, les consultants indépendants devront jouer un rôle de conseil éclairé aux entreprises qui feront appel à leur service.
De cette étude la Commission des Indépendants de l’Ujjef souligne la difficulté des communicants à valoriser leur profil auprès des donneurs d’ordre. La fonction commerciale est loin d’être la qualité principale des indépendants, sensés former et conseiller leur client sur l’efficacité de leur communication. Quant à l’utilisation des réseaux sociaux, elle très loin d’être maîtrisée. Les consultants français ont encore beaucoup à apprendre des règles du « small business »…
Télécharger le rapport au format PDF sur le site de l’UJJEF
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V com V passe la com’ des managers du CAC40 à la loupe.
Pour la deuxième fois en quatre ans, l’étude du cabinet VcomV décortique la communication des entreprises du CAC 40. 200 heures d’entretiens, 400 pages de compte-rendu pour dégager cette année une tendance lourde : la prime à la pédagogie.
Le créateur de l’étude bisannuelle, Vincent de la Vaissière est formel : plus on va au charbon pour expliquer les ressorts de la crise et défendre son image, plus les retombées presse sont positives : les plus pédagogues des patrons des grandes entreprises sortent renforcés par cet esprit offensif. En cela, ils répondent à la demande du marché et de l’actionnaire, mais également de leurs salariés, dont ils sont le premier représentant, devant des médias souvent avides de dénigrement.
Quand le Grand Timonier se double de l’Humble Missionnaire
L’exigence médiatique a franchi un cap : ces deux dernières années, les dirigeants ont été contraints de se mettre au diapason d’une communication dont le tempo s’accélère. V com V les évalue à l’aune de quatre qualités principales.
- Savoir incarner la stratégie de son entreprise. Devant les caméras, il s’agira donc de maîtriser parfaitement les dossiers.
- Affirmer sa puissance de développement. Grand Timonier, le dirigeant doit déplacer des montagnes avec la foi des missionnaires.
- Faire rêver. Brosser à grands traits une vision d’avenir vous classe parmi les gourous qu’on ne se lasse pas d’inviter.
- Rendre intelligent celui qui écoute. Les leaders qui représentent le mieux les métiers de leur entreprise deviennent intouchables.
Au jeu de l’homme-orchestre communicant, les nouveaux virtuoses doivent savoir maintenir un tempo offensif. Mais sans fioritures excessives. Exit les charismatiques figures des années 1990. Place à une génération de patrons plus discrète. Moine-soldat de leur entreprise. Moins désireux de brûler les planches, plus à même de maintenir un cap par gros temps… et de voir la terre promise. Au Quinté+ des PDG-communicants, dont les notes flirtent avec la mention Très bien, au delà de 14/20, on jouera dans l’ordre :
- Jean-Cyril Spinetta qui récolte les fruits de la privatisation réussie d’Air France. Loué pour son sens de l’hyper-pédagogie, il est apprécié pour éviter la langue de bois et rappeler clairement ses objectifs.
- Christophe de Margerie, Grand capitaine de Total,
- Patrick Ricard et Pierre Pringuet de Pernod Ricard qui s’associent dans un duo qui s’attire des commentaires élogieux.
- Gérard Mestrallet, ambivalent patron de GDF-Suez apprécié pour sa vision à large focale.
Reste à savoir comment cette nouvelle génération gère et gérera la grande récession, le retour de la tutelle de l’Etat et la reprise d’activité. Une chose est sûre : entre le patron-citoyen, à l’aise dans les discours sur la société et habile à glisser en politique, et le patron-pèlerin, austère moine soldat au service des siens, la rupture générationnelle est avérée.
Champs / contre-champs
Interview avec Isabelle Benech, directrice pédagogique de Personnalité
Laurent Loiseau : en temps de crise, pourquoi les entreprises ont-elles besoin de formations aux techniques de créativité ?
Isabelle Benech : c’est le moment où doivent émerger les idées nouvelles dans un contexte de contraintes accrues : réorganisation de services, redéfinitions de postes…
LL : la créativité, un outil d’adaptation ?
IB : … et de management ! Prenons l’exemple de cette régie publicitaire d’un grand groupe de presse où la réduction des appels entrants a nécessité une conception plus agressive du métier de chef de publicité. Alors que la régie avait commencé par fixer des objectifs chiffrés, le changement culturel s’est avéré trop brutal. Résultat : refus de la méthode et mise en échec de sa mise en œuvre. Dans le cadre d’une session de créativité, nous sommes intervenus pour permettre aux acteurs concernés de s’approprier leurs nouveaux rôles.
LL : comment cela se passe-t-il, concrètement ?
IB : Les techniques de créativité sont là pour permettre aux participants de trouver eux-mêmes les idées pour développer leurs compétences de vendeurs. À la fin de la formation, le gestionnaire de compte a tous les outils pour s’approprier également son rôle de développeur.
LL : donnez un exemple de techniques utilisées.
IB : la « bisociassion ». C’est une technique très utile au formateur qui permet d’imaginer un nouveau métier à partir de deux outils…comme l’a fait Gutenberg en associant mentalement le sceau royal à la presse à raisin pour inventer l’imprimerie. Autre exemple : Le velcro a été créé en observant la nature et le « Post-it » est dérivé d’une colle qui n’a pas fonctionné.
LL : Les gens sont-ils déroutés ?
IB : Mieux vaut étonner que déstabiliser. Mais cela fait du bien à tout le monde de voir surgir de nouvelles idées ! Dans le jeu de la métaphore, qui s’inspire de l’art, ou celui de l’écriture créative utilisée par les Surréalistes, on passe rapidement des lieux communs à des choses fantastiques. Les effets induits en termes de communication et d’estime de soi sont considérables.






